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Le
17 septembre 2009
Bien le bonsoir,
Ce soir j'ai croupi à Gerland ou j'ai observé depuis le virage nord sup. un match qu'on pourrait qualifier de plutôt fade, phasique avec un sévère penchant pour la boucherie version catenaccio à l'ancienne ! Charcutage qui est toutefois resté assez diplomatique dans le sens où personne n'a savaté la tronche à personne (nouvelle génération de Lyon Fiofio ?)
mais où quand même on a vu 5 cartons jaunes (l'arbitre s'est montré clément), un rouge mérité juste avant la pause pour Gilardino pour un coup de coude façon jujitsu sur Toulalan et une sortie sur blessure inquiétante de Bastos pour son 1er match de Champion's (et oui et oui ...).
L'ambiance était bonne, 37500 spectateurs qui, moi inclus, s'inquiétaient gravement après 15 minutes de jeu seulement ... Pourtant le 4-3-3 imposé par Puel avec le trident offensif, maintenant classique, composé par Lisandro à gauche, Bastos à droite et Gomis devant, payait bonne mine ... Sans parler de la nouvelle charnière centrale composée par Cris et la Toule (Bodmer blessé aux
adducteurs), qui s'est avérée solide tout au long du match, en assurant des relances précises et en devinant parfaitement les pseudo-dédoublements Gilardino-Mutu.
Mais concrètement cette 1ère mi-temps a été d'un morose sordide. Et c'est principalement le milieu lyonnais qui a pêché. A l'image de l'échauffement où on voyait la Fiorentina jouer en une touche de balle dans un secteur fermé très réduit pendant que l'OL jouait à la baballe en balançant de grandes transversales approximatives et en faisant globalement mumuse, cette
1ère mi-temps a été clairement à l'avantage de la Fiorentina avec un jeu qui s'est cantonné autour du rond central (peu de largeur, peu de profondeur), un gros pressing italien à la clé, et un OL vraiment loin du rythme idéal. Sans niaque, sans mouvement, Lyon (pas aidé par un catenaccio florentin permanent) faisait peine à voir ... Kallström en souffre-douleur pathétique, Makoun en milieu recup' apathique, Lisandro qui avait la volonté mais pas l'efficacité des grands soirs ...
les kops commençaient à chanter de moins en moins fort ... Heureusement, c'est ce moment là qu'a choisi notre ami Gilardino (je remercie Lacombe de ne pas l'avoir recruté l'été dernier) pour envoyer un vilain coup de coude à Toulalan : CARTON ROUGE ! "2 capuccini et la cuenta per favore Gigi !"
En revenant des vestiaires, sûrement suite à un resserage de bretelles de la part de Puel, on a senti sur le terrain une autre envie, plus de dynamicité, et finalement, le fond et la forme du jeu gône évoluer franchement, rapidement et positivement. Malgré d'incessantes tentatives de débordements de Cissokho (seul transfert lyonnais réellement surcôté cette
année
à mon goût), et des centres ratés à la pelle, Lyon ne s'est jamais précipité, est monté en puissance au fil des minutes et a ouvert le score logiquement par Pjanic suite à un bon travail de Govou. Govou qui d'ailleurs, rentré à la place de Bastos, a apporté cette fraîcheur et cette tonicité qui manquait cruellement au jeu lyonnais. Tout comme Delgado, qui recherche désespérement une place de titulaire au sein de ce groupe lyonnais, et qui, au vu de sa performance d'aujourd'hui, l'aurait
largement mérité ... Mais ceci est un autre débat.
A signaler, quelques doutes et plusieurs mauvais choix de Lloris. Pendant que son confrère et compatriote, Sébastien Frey, le mal-aimé de Domenech, a survolé les débats par de multiples intuitions payantes et des parades réflexes impressionantes. C'est simple, sans lui, la viola aurait pu en encaisser 2 voir 3 de plus en 2ème mi temps !
Finalement, si on ne devait retenir que 3 noms sur ce match, on retiendrait ceux de Toulalan, Frey et Pjanic.
On peut aussi au passage féliciter les lyonnais pour ne jamais avoir perdu leur calme malgré les nombreuses provocations italiennes, traditionelles on dira. Et dire que cette 1ère journée de champion's ne nous a offert aucune surprise majeure si ce n'est ce match nul concédé par L'Atletico Madrid au Vicente Calderon face aux modestes chypriotes de l'Apoel Nicosie.
A bientôt
Le Furet

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